| HISTORIQUE DE LA PAROISSE Au début du XXeme siècle, l’orthodoxie dans le Sud-ouest de la France ne compte que deux paroisses, la paroisse russe Saint-Alexandre-Nevski-et-de-la-Protection-de-la-Mère-de-Dieu fondée à Biarritz en 1891 et la paroisse grecquede la Présentation-de-la-Mère-de-Dieu-au-temple qui apparaît à Bordeaux entre 1910 et 1912. Suite à la révolution bolchévique et à la défaite des armées blanches, près de deux millions de russes quittent leur pays; certains sont d’abord regroupés dans des camps d’hébergement, dans les pays Baltes, en Bulgarie dans la presqu’ilede Gallipoli, à Bizerte en Tunisie… Ils essaiment ensuite majoritairement en Europeet principalement en France. Au gré des contrats de travail se constituent des communautés plus ou moins structurées. Installées dans le provisoire elles sontalors dans l’attente du retour au pays natal. Il est difficile d’estimer les effectifs de cescommunautés qui dans le grand Sud-ouest sont alors présentesà Toulouse, Montauban, La Française, Albi, Decazeville,Viviers, Castelnaudary, Carcassonne, Salsines, Tarascon sur Ariège, Cazères, Saint-Gaudens, Tarbes, Pau, Agen, Bordeaux et en Dordogne. Deux prêtres jouent un rôle primordial dans l’organisation de ces paroisses. Le Père Nicolas Soukhikh ordonné prêtre en 1925 par le Métropolite Euloge organise dés 1927 la paroisse de la Protection de la Mère de Dieu àDecazeville avec l’aide du staroste le major-généralLéopoldotoff. Nommé en 1928 à Bordeaux recteurde la paroisse notre Dame de Kazan avec l’aide du staroste PlatonAndréievitch Akséniev, il aménage une chapelle et officialise l’association cultuelle le 2 février 1929.Il lui est demandé aussi de desservir La Rochelle, Nantes, Toulouse et Decazeville ! Veuf, en 1931 il rejoint la vie monastique sousle nom de Hiéromoine Sérapion. |